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Surf à Dakhla : les meilleurs spots de vagues

Par Romano · 1 juillet 2026 · 7 min de lecture

Oui, on surfe à Dakhla, et pas qu’un peu. Dakhla n’est pas qu’un lagon plat pour le kite : la côte océan offre de vraies vagues qui marchent quand le vent tombe ou passe offshore. Le plus propre, c’est Aarich (~1 h, abrité par de hautes falaises de sable), puis Dune Blanche pour le décor, et côté océan West Point et Gold Point. Débutants comme confirmés y trouvent leur compte selon la marée. On vous emmène et on vous prête les repères.

Fait partie de notre guide : Kitesurf à Dakhla : le guide complet

On surfe vraiment à Dakhla ?

Moi c’est Romano. On me connaît surtout pour le kitesurf — je suis moniteur depuis 2008 et je vis à Dakhla depuis 2017 — mais la question qui revient le plus souvent hors saison de gros vent, c’est celle du surf. La réponse est claire : oui, on surfe ici, et il y a de belles vagues pour qui sait où et quand aller.

Le malentendu vient de la réputation de Dakhla. Tout le monde connaît la lagune : de l’eau plate, du vent, le paradis du kite et du wingfoil. Mais la péninsule a deux visages. À l’est, la lagune abritée ; à l’ouest, l’océan Atlantique et sa houle. Le camp est planté au centre, ce qui nous place à égale distance des deux — on choisit le programme du jour selon le vent et la marée.

Le point clé pour le surf, c’est le vent. À Dakhla, il souffle plus de 330 jours par an, souvent 25–35 nœuds l’été. Ce n’est donc pas un hasard si les meilleures sessions de surf tombent quand le vent faiblit, ou sur les spots où il passe offshore (de la terre vers la mer) et lisse la vague au lieu de la hacher. C’est exactement ce qu’on guette : le jour sans kite devient le jour de surf.

Ci-dessous, mes spots de vagues préférés autour du camp, avec pour chacun quand ça marche (marée et vent), pour quel niveau, et la planche que je conseille. C’est ce que je dis à nos hôtes au petit-déjeuner quand la prévision annonce une accalmie.

Aarich : la vague la plus propre, abritée du vent

Si je ne devais garder qu’un spot de surf pur, ce serait Aarich. C’est le plus au nord de nos spots, à environ 1 h de route — et bonne nouvelle, il reste accessible en voiture normale, pas besoin de 4x4. On y va pour la journée, planches sur le toit, et souvent on rentre le sourire aux lèvres.

Ce qui rend Aarich spécial, ce sont ses hautes falaises de sable. Elles abritent la baie du vent et gardent des vagues belles, propres et bien formées, même les jours où ça souffle ailleurs. C’est précisément ce qu’on cherche en surf : une vague lisse, une droite ou une gauche qui se déroule, et pas ce clapot que le vent installe partout à Dakhla.

Quand ça marche : Aarich est notre valeur sûre les jours de vent, justement parce que les falaises font le tri. C’est un spot tous niveaux — les débutants trouvent des vagues gérables, les confirmés de quoi enrouler de vraies parois quand la houle rentre. Comme partout ici, la taille dépend de la houle et de la marée du jour ; on regarde ça ensemble avant de partir.

La planche : pour découvrir ou pour des petites conditions, partez sur un mid-length ou un funboard, voire une mini-malibu — du volume, ça pardonne et ça rame bien. Les surfeurs confirmés préféreront un shortboard les jours où la houle a de l’énergie. Dans le doute, prenez la planche avec un peu plus de volume : à Aarich, on veut surtout enchaîner les vagues.

Dune Blanche : surfer autour de la dune

Dune Blanche, c’est le spot dont on parle encore le soir au dîner. Il est à environ 45 min du camp, en 4x4 uniquement — la piste et le sable font partie du voyage. On ne vient pas ici que pour les vagues : on vient pour le décor, une immense dune blanche qui plonge dans l’eau, un des plus beaux tableaux de Dakhla.

Ce spot fonctionne à marée haute comme à marée basse, mais le moment magique, c’est la grande marée haute. Là, l’eau monte au pied de la dune et on peut littéralement surfer autour d’elle, voire sauter depuis celle-ci. C’est autant du surf que de l’aventure — le genre de session qu’on n’oublie pas.

Quand ça marche : visez une grande marée haute pour la version spectaculaire ; à marée plus basse, le spot reste surfable dans un autre registre. Comme c’est un spot 4x4 exposé, on cale toujours la sortie sur la marée et la houle du jour — d’où l’intérêt de partir avec quelqu’un qui connaît le coin.

La planche : c’est un spot tous niveaux, donc à adapter à la houle. Un mid-length ou un funboard reste le choix le plus polyvalent pour profiter du décor sans se compliquer la vie ; les confirmés sortiront un shortboard les bons jours. Emportez de quoi ramer confortablement — il y a de la distance à couvrir entre les pics.

West Point et Gold Point : les vagues côté océan, à deux pas

Tous les spots de vagues ne demandent pas une expédition. West Point est notre spot de garde, à seulement 3–5 min du camp en voiture normale. C’est d’abord un spot de vagues côté océan, avec un vent side-onshore : on y kite, on y wingfoil, mais on y surfe aussi. C’est le réflexe parfait pour une session de fin de journée sans faire de route.

West Point, je le classe intermédiaire à confirmé. Le vent side-onshore et la vague côté océan demandent un minimum d’aisance ; si vous débutez le surf, on privilégiera Aarich, plus abrité. Pour la planche, un shortboard ou un mid-length selon la houle et votre niveau.

Gold Point, lui, se mérite un peu plus : accès en 4x4 uniquement, et je le réserve aux surfeurs intermédiaires à confirmés. C’est un spot côté océan avec de vraies vagues et une petite zone d’eau plate, vent side-onshore. On y va quand on veut engager dans la vague — c’est le spot des rideurs à l’aise, pas la première sortie idéale pour un grand débutant.

Un mot sur La Sarga, à ~30 min en 4x4 : ce n’est pas un spot de vagues pur, mais un vrai couteau suisse qui mêle eau plate et vagues, avec un bateau de secours et un vent offshore. Si vous partagez votre séjour entre surf et glisse tractée, c’est un excellent compromis. Le détail de chaque spot, avec les photos, est sur notre page nos spots.

Marée, vent et niveau : bien choisir sa session

En surf, à Dakhla, deux paramètres commandent tout : le vent et la marée. Le vent d’abord — on surfe le mieux quand il faiblit ou quand il passe offshore et tient la vague ouverte. C’est pour ça qu’Aarich, protégé par ses falaises, sauve tant de journées ventées, et que les jours de kite plus calmes deviennent nos meilleurs jours de surf.

La marée ensuite. Certains spots changent complètement de visage selon l’heure : Dune Blanche donne sa version spectaculaire à grande marée haute, et partout la taille et la forme de la vague bougent avec le coefficient. Plutôt que de deviner, on lit la prévision ensemble la veille et le matin même, au petit-déjeuner.

Pour le niveau : débutants et surfeurs qui veulent des vagues faciles, cap sur Aarich, le plus tolérant grâce à son abri naturel. Intermédiaires, vous pouvez tout goûter, d’Aarich à Dune Blanche selon la houle. Confirmés, West Point et Gold Point côté océan vous donneront de quoi engager. Et dans tous les cas, on adapte le spot à la journée, jamais l’inverse.

Côté matériel et néoprène : l’eau de Dakhla est fraîche à cause du courant atlantique, sans être glaciale. En été (grosso modo mai à octobre), un shorty ou une 3/2 mm suffit ; en hiver (novembre à avril), partez sur une 3/2 ou une 5/4 mm. Dans le doute, prenez la version un peu plus chaude : entre deux séries, on refroidit vite. Je préfère rester prudent sur la température de l’eau au degré près — écrivez-nous et je vous dirai ce que je porte en ce moment.

Organiser votre séjour surf depuis le camp

L’avantage d’être basé au centre de la péninsule, c’est qu’on est proche autant de la lagune que des vagues d’océan. Concrètement, on peut passer une matinée de kite sur du flat et une après-midi de surf côté océan dans la même journée, sans traverser toute la région. West Point est à 3–5 min ; même les spots de vagues en 4x4 restent des sorties raisonnables à l’échelle de Dakhla.

Pas de voiture ? On vous emmène. Plusieurs de nos meilleurs spots de surf demandent un 4x4 (Dune Blanche, Gold Point), et la piste ne s’improvise pas ; partir avec quelqu’un qui connaît le coin change tout. Aarich et West Point, eux, sont accessibles en voiture normale — on peut vous aider à en louer une via notre partenaire Baie Car si vous voulez explorer en autonomie.

Le surf n’est qu’une des façons de profiter de l’eau ici : entre deux houles, il y a le kite, le wingfoil, le windsurf, et même le char à voile, le sport de vent le plus facile à apprendre — je le fais tourner sur place en une vingtaine de minutes. Vous retrouvez tout ça, avec les excursions dans le désert, sur notre page nos activités.

Pour poser vos bases : on vous accueille dans nos cinq chambres, toutes avec salle de bain privée, de la petite Art Room au grand Bungalow Cheminée — à découvrir sur nos chambres. Le petit-déjeuner est à 6 €, et le soir la cuisine de Karima vous attend. Une question sur la houle du moment, votre planche ou le meilleur créneau pour surfer ? Écrivez-nous via la page contact — c’est souvent moi qui réponds, spot par spot. On se voit à l’eau. — Romano

Envie de vivre Dakhla avec nous ?

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