Pour Dakhla, réglez votre néoprène sur la saison : en été (grosso modo mai à octobre), un shorty ou une 3/2 mm suffit largement ; en hiver (novembre à avril), partez sur une 3/2 mm, ou une 5/4 mm si vous êtes frileux ou restez longtemps à l’eau. L’eau est fraîche à cause du courant atlantique, sans être glaciale. Ajoutez un coupe-vent, une bonne protection solaire et une couche chaude pour les soirées : avec le vent quasi permanent, on se refroidit vite.
Fait partie de notre guide : Kitesurf à Dakhla : le guide complet
La réponse courte : réglez votre néoprène sur la saison
Moi c’est Romano. Je suis moniteur de kitesurf depuis 2008 et je vis à Dakhla depuis 2017 ; le matériel, je le teste sur l’eau toute l’année. La question du néoprène revient dans presque chaque message : « qu’est-ce que je mets pour l’eau à Dakhla ? » Ma réponse tient en une règle simple : ne cherchez pas la température de l’eau au degré près, choisissez votre combinaison en fonction de la saison.
En résumé : en été, grosso modo de mai à octobre, un shorty ou une 3/2 mm couvre la grande majorité des riders. En hiver, de novembre à avril, une 3/2 mm fait le travail, et une 5/4 mm devient votre alliée si vous avez tendance à avoir froid ou si vous enchaînez les longues sessions.
L’eau ici est fraîche — le courant atlantique la garde plus fraîche qu’on ne l’imagine pour l’Afrique — mais elle n’a rien de glacial. Le vrai facteur, à Dakhla, ce n’est pas tant l’eau que le vent : il souffle presque tous les jours, et c’est lui qui vous refroidit entre deux bords. Gardez ça en tête, et vous ne vous tromperez pas de combinaison.
L’été (mai–octobre) : shorty ou 3/2 mm
C’est la pleine saison, celle où le vent est le plus régulier et le plus soutenu, souvent entre 25 et 35 nœuds. Les températures de l’air tournent autour de 20–25 °C. Pour l’eau, je reste prudent sur les chiffres — elle varie avec le courant et la journée — mais dans les faits, un shorty ou une 3/2 mm suffit largement à la plupart des gens.
–Le shorty (manches et jambes courtes) : parfait pour les journées les plus douces et les riders qui n’ont pas froid facilement. Léger, libre, agréable pour de longues sessions en été.
–La 3/2 mm intégrale : mon choix passe-partout pour l’été à Dakhla. Elle couvre bras et jambes, coupe l’effet du vent quand vous êtes mouillé, et vous laisse rester à l’eau sans commencer à grelotter. Si vous ne deviez emporter qu’une seule combinaison sur l’année, ce serait celle-là.
Petit rappel : même en plein été, on ressent toujours plus frais qu’on ne le pense à cause du vent permanent. Une intégrale 3/2 n’est jamais un mauvais pari.
L’hiver (novembre–avril) : 3/2 mm ou 5/4 mm
L’hiver à Dakhla, le vent souffle un peu moins fort mais reste étonnamment constant, et l’air tourne autour de 15–20 °C. L’eau descend d’un cran par rapport à l’été. Rien de dramatique, mais c’est là qu’il faut du néoprène un peu plus chaud pour profiter pleinement.
–La 3/2 mm : encore jouable pour beaucoup de riders, surtout si vous restez actifs et faites des sessions courtes à moyennes. Ajoutez une cagoule fine ou un bonnet néoprène les jours les plus frais et vous êtes bien.
–La 5/4 mm : c’est ma recommandation dès que vous êtes frileux, que vous passez de longues heures à l’eau, ou que vous venez en plein cœur de l’hiver. Elle vous garde au chaud du premier au dernier bord — et une session qu’on ne raccourcit pas parce qu’on grelotte, ça change tout.
Les accessoires font une vraie différence l’hiver : des chaussons néoprène (3 mm), une paire de gants fins et une cagoule légère prolongent la session sans vous gêner. Dans le doute, prenez toujours la version un peu plus chaude — on regrette rarement d’avoir eu chaud, souvent d’avoir eu froid.
Au-delà du néoprène : ce qu’il faut vraiment emporter
Le néoprène n’est qu’une partie de l’équation. À Dakhla, ce qui trahit les nouveaux venus, c’est ce qu’ils oublient pour le temps passé hors de l’eau — sur la plage, entre deux sessions, et le soir au camp. Voici ma petite liste, testée saison après saison.
–Un coupe-vent : l’objet le plus sous-estimé du sac. Dès qu’on sort de l’eau, mouillé et exposé au vent, on se refroidit en quelques minutes. Un coupe-vent léger, idéalement déperlant, vous garde confortable sur le spot toute l’année.
–Une protection solaire sérieuse : ici, le soleil du désert et le vent travaillent ensemble. On ne sent pas brûler à cause de la fraîcheur, et on rentre cuit. Crème indice élevé résistante à l’eau, lunettes à cordon, un lycra manches longues ou un chapeau pour les longues journées : indispensable, même l’hiver.
–Une couche chaude pour les soirées : le désert se refroidit vite une fois le soleil couché. Un pull ou une polaire et un pantalon confortable rendent les dîners bien plus agréables — surtout au Bungalow Cheminée, où le feu prend tout son sens en hiver.
–Les petits plus qui changent tout : une serviette microfibre, une paire de tongs, une gourde (l’air sec déshydrate), et une lampe frontale pour le dernier tronçon de piste le soir. Rien de superflu, juste du confort bien pensé.
Gérer le vent : mes conseils matériel de local
Le vent est la signature de Dakhla — plus de 330 jours par an — et il change la façon dont on choisit son matériel de glisse, pas seulement son néoprène.
–Le quiver d’ailes : en été, avec 25 à 35 nœuds fréquents, prévoyez de tirer plutôt vers les petites tailles. Beaucoup de riders vivent l’été avec deux ailes, une petite et une moyenne, et sont couverts la plupart des jours. L’hiver, plus léger, appelle une aile un peu plus grande dans le sac.
–Si vous voyagez léger : inutile de tout emporter. On a du matériel sur place et des écoles partenaires qui louent ailes et planches, donc un board bag bien pensé plutôt qu’un déménagement suffit largement. Prévenez toujours la compagnie aérienne si vous emportez du matériel — les règles de bagages sport varient d’un vol à l’autre.
–Le char à voile, l’exception heureuse : c’est le sport de vent le plus facile à démarrer, il s’apprend en une vingtaine de minutes, et il ne demande aucun néoprène — juste vos vêtements de plage, un coupe-vent et des lunettes contre le sable. Je le fais tourner sur place ; c’est parfait pour les jours où l’on veut jouer avec le vent sans se mettre à l’eau.
–Le bon réflexe : demandez-nous avant de faire vos valises. Le meilleur choix dépend de la saison, de votre niveau et du programme, et c’est exactement ce qu’on affine ensemble chaque matin au petit-déjeuner.
En résumé, et où vous mènera votre néoprène
Retenez l’essentiel : en été (mai–octobre), shorty ou 3/2 mm ; en hiver (novembre–avril), 3/2 mm, ou 5/4 mm si vous êtes frileux ou que vous restez longtemps à l’eau. Ajoutez un coupe-vent, une vraie protection solaire et une couche chaude pour le soir, et vous êtes paré quelle que soit la saison.
Une fois équipé, tout Dakhla s’ouvre à vous : la lagune d’eau plate pour débuter et progresser, les spots de vagues côté océan pour engager, et des conditions différentes selon la marée et le jour. Vous trouverez le détail de chacun, distance, accès et niveau, sur notre page nos spots.
Toujours un doute sur ce que vous devez emporter, ou envie de savoir ce que je porte en ce moment ? Écrivez-nous via la page contact — c’est souvent moi qui réponds, et je vous dirai exactement quel néoprène sortir pour les dates de votre séjour. À très vite sur l’eau. — Romano
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